Marcel De Rycker (PSA Peugeot/Citroën) : "La reprise du marché des utilitaires légers est durable"
Notre équipe rédactionnelle a rencontré plusieurs leaders dopinion dans le secteur de lutilitaire léger. Le premier interlocuteur a été Marcel De Rycker, Director Business Development and Vans chez PSA Peugeot Citroën.
Marché européen de l’utilitaire léger
• Pensez-vous que a reprise du marché européen soit durable ?
MdR : Oui. Durant les trois premiers trimestres, le marché européen (EU30) a progressé de 9.4 %, etv cette tendance à la hausse s’est confirmée en septembre et en octobre. Nous pensons qu’il en sera de même en 2011, dans la foulée de conditions économiques globalement meilleures, mais aussi pour des raisons structurelles. De nombreuses PME avaient gelé leurs investissements, mais ces acheteurs savant que leurs utilitaires sont des outils de production, et ils savant aussi qu’ils doivent renouveler leur flotte. D’un autre côté, le marché n’a pas été fortement influence par les primes à la casse, et il ne subit donc as le contre-coup de l’arrêt de ces mesures.
• La demande est actuellement forte en Europe de l’ouest, mais reste faible dans beaucoup de pays d’Europe centrale. Est-ce dû à un manqué de financement disponible ? MdR : N’oublions pas que la crise a frappé l’Europe centrale plus tard que l’Europe de l’ouest. Il est donc logique que la sortie de crise y sit aussi un pue différée. Et même en Europe de l’ouest, le profil de la reprise n’est pas uniforme. D’une manière générale, le nord de l’Europe montre un profil de reprise plus équilibré, ce qui se reflète dans nos ventes sur l’ensemble de la gamme. Mais des pays méridionaux comme l’Espagne souffrent toujours d’un fameux retard. En ce qui concerne les banques et les problèmes de financement en général, on remarque clairement que les banques, les sociétés de leasing captives ou indépendantes suivent des stratégies différentes, mais sont toujours peu enclines à prendre des risques.
• La reprise des ventes n’est pas non plus uniforme entre les véhicules les plus légers et les véhicules les plus lourds. Pourquoi ? MdR : En Europe du nord, la différence n’est pas très marquée, mais il est vrai que les clients des pays méditerranéens ont actuellement tendance à acheter moins cher, ce qui encourage la vente de véhicules plus petits.
Emissions de CO2
• Quelle est votre position quant à la limitation des émissions de CO2? MdR : Ces mesures vont dans le sens de l’histoire, et il est normal que les utilitaires légers jouent leur rôle dans la réduction globale des émissions. Il n’y a pas de raison pour que nous ne réussissions pas à réduire nos émissions de CO2, mais les futures limitesdoivent tenir compte de certaines caractéristiques des utilitaires légers. Les vans sont surtout achetés par de petites sociétés, et on les achète pour des raisons purement économiques. En outre, une bonne partie de ces véhicules ont besoin de puissance parce qu’ils sont transformés ou reçoivent une carrosserie spéciale. Ce n’est pas le cas avec les voitures particulières.
• Dans quelle mesure avez-vous réussi à réduire vos emissions de CO2 jusqu’à present ? MdR :Nos gammes Bipper et Nemo émettent moins de 120 gr/km. Et nous améliorerons encore notre performance globale lorsque nous lancerons une nouvelle plate-forme complète de moteurs Euro 5 en 2011.
• Quand les emissions de CO2 seront-elles utilisées comme un outil marketing pour les utilitaires legers? MdrR : Les constructeurs montrent déjà les valeurs CO2 dans leurs catalogues et prospectus, mais le CO2 deviendra vraiment un sujet majeur de communication quand les flottes le placeront au premier rang de leurs priorités. Il est inévitable qu’elles le fassent tôt ou tard, que ce soit pr le biais d’objectifs spécifiques en CO2 ou dans le cadre d’une politique CSR globale. Mais je ne sens pas encore cette pression. Pour l’instant, les flottes s’intéressent davantage à l’économie de carburant et à la réduction des coûts opérationnels.