De l'avis général, les transporteurs et autres acheteurs de poids lourds belges ont l'intention d'acheter à nouveau du matériel neuf. C'est l'une ds principales leçons positives du salon Truck & Transport. Mais qu'en est-il du financement ? Le salon a permis d'éclaircir un peu la situation.
Les banques
Très critiquées depuis le début de la crise (c'est tout de même pour sauver nombre d'entre elles que les états et les citoyens doivent aujourd'hui se serrer la ceinture...), les banques ne négligent plus le secteur du transport comme elles ont pu le faire en 2009. Mais leur agressivité envers les sociétés les mieux notées (qui se traduit par des taux particulièrement intéressants) n'a d'égal que leur frilosité face aux sociétés plus fragiles (et elles sont nombreuses). Les choses pourraient toutefois être en train de changer. Une constante se dégage néanmoins : le parcours d'obstacles qui mène au crédit est de plus en plus long, un 'simple' directeur d'agence devant désormais en référer non pas à un, mais à deux comités de crédit dans la plupart des cas.
Les constructeurs
Lors du salon Truck & Transport, on a enregistré comme prévu une forte augmentation des demandes de financement auprès des sociétés de financement captives. Là, les stratégies diffèrent d'une marque à l'autre, en fonction d'une part des coups enregistrés durant la crise et d'autre part des objectifs en termes de ventes ou de parts de marché. Mais il est rare que la société captive ouvre largement les robinets, au risque de ne capter que les clients au profil de risque le moins favorable.
Les loueurs
Reste donc les société de financement ou de renting indépendantes, qui semblent vouloir se détacher de plus en plus de l'étiquette de loueurs. Là aussi, Truck & Transport a montré une nette progression des demandes, mais sous des formes qui ont fort évolué en trois ans. Là où beaucoup de clients tablaient dans le passé sur une forte valeur à la revente, les soubresauts récents du marché de l'occasion poussent les clients à éviter ce qui est désormais considéré comme un risque. Il y a donc des demandes pour des contrats sans option d'achat. Autre tendance marquante : la volonté de privilégier la rentabilité immédiate avec des redevances mensuelles aussi faibles que possible. Dans un cas comme dans l'autre, la conclusion est la même c'est celui qui maîtrise le mieux le marché de l'occasion qui s'en tire le mieux.