Le marché de la semi-remorque espère un status-quo en 2012
En marge du salon Trailer 2011, et même si peu d’entre eux y exposaient leurs produits (à l’exception de Kögel), plusieurs grands constructeurs de matériel tracté ont arpenté les palais de Kortrijk Xpo. Ils nous ont fait part de leurs espoirs et de leurs craintes pour l’année 2012.
Toutes les marques sont au moins d’accord sur une chose : 2011 aura été une bonne année. « Nous aurons produit 7000 unités cette année, avec une capacité de production que nous avons portée à 15.000 unités par an », explique Iffet Turken, Managing Director de Kässbohrer Tirsan. « Nos volumes ont évidemment été soutenue par un marché turc très dynamique au premier semestre, mais aussi par la Russie et par nos marchés en Europe de l’ouest. »
Frank Albers (directeur commercial de Krone) est lui aussi satisfait de 2011, avec 24.000 semi-remorques et 10.000 caisses mobiles produites : « Si 2012 reste au même niveau, nous en serons très heureux. Pour l’instant, notre carnet de commande pour le début de l’année est 2 % au-dessus de ce qu’il était il y a un an. Mais il y a évidemment des incertitudes, notamment en Europe de l’est où la volonté d’investir existe toujours, mais où l’accès au crédit pose à nouveau problème. » Albers ne prévoit cependant pas de réduction de la production pour le moment, notamment parce que les niveaux de stock et de matériels d’occasion sont faibles.
Peu de stocks
Même discours chez Humbaur/Kögel et chez Schwartzmüller, où Hannes Nachtelberger (directeur des ventes) estime atteindre une production de 10.000 unités en 2011 sur une capacité totale de 15.000 unités par an : « Après un premier semestre en hausse de 50 %, nous connaissons maintenant une baisse, mais nous avons toujours des carnets de commande pleins à 3 mois. »
Alors que personne ne se hasarde à un pronostic sur le niveau des ventes en 2012, tout le monde estime avoir retenu les leçons de la crise de 2008. « Nous ne produisons plus que sur commande, et le niveau des stocks est aujourd’hui de 2000 unités environ, soit trois fois inférieur à ce qu’il était il y a trois ans », explique ainsi Frank Albers. « En 2008, nous n’étions pas préparés à al crise, admet Iffet Turken. Aujourd’hui, nous sommes plus attentifs et nous devons tous jouer de nos meilleurs arguments, notamment l’innovation qui nous permet d’apporter des solutions à nos clients. En tout cas, nous ne devons pas perdre courage !»