Face à la pression européenne de plus en plus grande sur les gouvernements pour exploiter le potentiel en énergies renouvelables de leur pays, lIDA (lAssociation internationale du DME) a souhaité revenir sur les avantages BioDME à loccasion du DME Debriefing Event en septembre dernier à Bruxelles.
Les représentants de sociétés menant différents projets de développements autour du BioDME s’étaient ainsi rassemblés en présence de représentants européens des Transports, de consultants, de journalistes, et d’experts pour illustrer les développements techniques et commerciaux récents liés au BioDME en Europe, Asie, et Amérique du Nord, avec la promesse d'introduire davantage de BioDME sur le marché dans les années à venir.
L’occasion pour l’IDA de fournir une vision globale des enjeux du secteur des transports en matière de carburants propres, des projets en cours, des normes internationales et règlements en vigueur, mais également de démontrer le potentiel du BioDME comme combustible de substitution ultra-propre à faible teneur en carbone.
Intensifier les synergies
Face à l'extrême dépendance du secteur des transports face au carburant, divers représentants de l’Union européenne appellent à « des actions harmonisées et des réformes au niveau de l'Union européenne afin de faciliter l’introduction de véhicules propres », à l’instar de Laure Chapuis, membre du cabinet du Vice-président Sim Kallas des Transports qui soulève notamment le manque d'infrastructures spécifiques. Son homologue Franz Söldner, représentant de la DG Move a également évoqué les différentes Directives en matière d’énergie renouvelable, de régulation des émissions de CO2, etc. confirmant ainsi la volonté de l’Europe de s'engager sur la voie de l’efficacité énergétique.
Avec la conviction que l’introduction à grande échelle du Bio-DME requiert des efforts accrus entre les principaux acteurs impliqués dans le projet pour adapter davantage la production à la demande mondiale, Bjorn Edström, Directeur technique de Domsjö Fabriker rappelle les différents obstacles au développement des biocarburants : augmentation des coûts du gazole, instabilité politique, problèmes d’infrastructure, etc.
Projets récents
Les recherches sur l'application du DME comme carburant automobile sont assez récentes. Toutefois, selon plusieurs spécialistes grâce à son rendement énergétique global élevé et des rejets de dioxyde de carbone réduits de 95 % par rapport au gazole, le Bio-DME devrait s’imposer comme le carburant du futur.
Résolument engagé dans le projet Bio-DME depuis plusieurs années, Volvo Trucks teste en collaboration avec différentes sociétés de transport suédoises le Bio-DME comme carburant. Ainsi sous la conduite de Volvo Trucks, jusque fin 2012, un certain nombre de Volvo FH feront l'objet d'un projet-pilote pour mieux évaluer les avantages du Bio-DME. Au terme de ces essais, une étude approfondie permettra à Volvo Trucks de définir l’orientation future des futurs travaux de développement.