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Gestion de trésorerie : la clause diesel, il faut l’'oser

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Dès les premiers signes de crise, tous les chefs d’entreprises avisés ont resserré les boulons de leur trésorerie. Trois ans plus tard, d’autres n’ont pas encore pu en faire autant. L’indexation des tarifs de transport et/ou l’application d’une clause diesel sont pourtant des éléments de base d’une trésorerie saine.

Dans une étude récente sur le transport routier en Belgique (utilisant de nombreuses données générées par votre magazine favori, merci), la banque ING signalait que 30 % des transporteurs belges n’appliquent pas d’indexation des couts du carburant. Or, à moins d’avoir vécu sur des contrats payés en or massif depuis des années, on ne voit pas très bien comment gagner de l’argent en 2011 (ce n’est pas interdit tout de même…) sans appliquer à ses tarifs la hausse de son principal poste de coûts.

(Presque) autant que les salaires

Principal ? Selon les chiffres fournis par l’ITLB, le carburant arrive en deuxième position derrière les salaires. Mais de nombreux transporteurs témoignent, chiffres à l’appui, que le carburant leur coûte désormais presque aussi cher que leurs chauffeurs (et on ne parle pas de chauffeurs slovaques), avec une volatilité des coûts bien supérieure.

Pour les transporteurs qui peuvent indexer leurs tarifs en fonction des indices ITLB, l’affaire semble simple : une indexation mensuelle ‘tout compris’… pour autant que le client l’accepte. Notons que l’accord trouvé entre partenaires sociaux sur l’unique indexation des salaires par an rend les variations mensuelles des indices ITLB beaucoup plus dépendantes des hausses du carburant qu’avant.

Pour les cas, plus nombreux, où les tarifs de base sont négociés à l’année, il faut appliquer une clause diesel chaque mois, sur base des prix fournis par Petrolfed ou des indices ‘carburant’ de l’ITLB. A nouveau, qui ne demande rien… mais un poste aussi important qui augmente de 11,1 % depuis le 1er janvier (TVAC) et de 36,8 % depuis le début 2010 mérite quelques prises de risque, sous peine de… faillite. Encore faut-il réussir à présenter cette augmentation avec toute la transparence voulue au client.

Même en appliquant une indexation mensuelle, le transporteur reste le banquier de l’affaire. Il reçoit ses factures de carburant deux fois par mois (plus il est facturé souvent, meilleurs sont ses tarifs) ou il paie avec un chèque à la sortie s’il possède sa propre station, mais il n’est payé, au mieux, que ’30 jours fin de mois’. Cette notion fait d’ailleurs hurler les transporteurs néerlandais qui s’installent en Belgique (voir l’interview de Machiel Roelofsen en pages précédentes). Raison de plus pour resserrer les boulons ailleurs.

L’UPTR actualise son module de calcul

L’UPTR a mis à jour le module de calcul de l’impact du carburant sur le prix de revient qu’elle met à disposition de ses membres. Ce module permet à chaque transporteur d’appliquer à son entreprise le cadre général des indices ITLB pour déterminer l’impact de la hausse du carburant sur son propre prix de revient.


19/09/2011  |  Claude Yvens
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