Hasselt sera la 1ère ville flamande à accueillir un centre de distribution urbaine. Objectif : concentrer et organiser plus efficacement le flux des marchandises, tant en direction du centre de distribution quà destination des commerçants du centre ville.
La création du point de service à Hasselt s’inscrit dans le cadre de D-via, un projet de l’Institut Flamand de la Mobilité (VIM) qui vise à maintenir la sécurité et la qualité de vie des villes de Flandre en concentrant les flux de marchandises à destination des commerçants et en organisant mieux, et donc plus proprement, le transport de fret. Avec Gand, Hasselt sert de projet-pilote et bénéficie du soutien du conseil communal de Hasselt et des autorités flamandes. Les autres partenaires impliqués sont UNIZO, Fedis et Logistra. Le centre de distribution CityDepot de Hasselt doit être opérationnel dès octobre à la périphérie de la ville. Une période de test de 2 ans est prévue. Pour le moment, une dizaine de commerçants se sont inscrits au projet. Le but est d’arriver rapidement à une centaine de participants.
Tant les transporteurs que les destinataires profitent d’une distribution urbaine durable. Pour les premiers, cela signifie un gain de temps, moins de km à vides et donc une rentabilité plus élevée. Les commerçants épargnent sur les coûts de transport et l’espace de stockage. La qualité de vie et la sécurité s’améliorent dans le centre ville car la livraison s’effectue au moyen de véhicules électriques, type GOUPIL, et de vélos-cargo.
Une distribution urbaine durable doit aussi aider à contrecarrer la congestion croissante en ville et alentours. Sans parler de l’avantage écologique. Actuellement, 20 à 30 % des km parcourus par les camions et entre 15 et 50 % des émissions de CO2 sont causés par le transport urbain de marchandises.
En fonction de la demande
Une distribution urbaine intelligente n’a que des effets positifs. Pourquoi ne passe-t-on donc que maintenant à l’action ? « Les initiatives précédentes en la matière dans notre pays et aux Pays-Bas étaient imposées d’en haut et n’ont connu que peu de succès », explique Koen Valgaeren. « Nous privilégions une approche ‘bottom-up’ basée sur la demande des commerçants et leurs souhaits. Typique de la distribution urbaine : les commerçants sont livrés plusieurs fois par jour avec, à chaque fois, de petits chargements entraînant, par conséquent, de nombreux mouvements de véhicules. Il est désormais possible pour les différentes parties – fournisseurs, transporteurs et commerçants - d’économiser des commandes en passant par le centre de distribution, avec pour résultat des livraisons groupées.
Carte digitale
Le VIM planche déjà sur un nouveau déploiement du projet D-via. « Nous sommes occupés à développer une carte digitale qui donne un aperçu de la distribution urbaine actuelle en Flandre », explique Koen Valgaeren, directeur général du VIM.
La carte reflètera dans quelle mesure les villes participantes cernent bien la distribution urbaine et dans quelle mesure un consensus existe en termes de stratégie, de politique et de règles du jeu logistiques. Ces règles (horaires, zones de (dé)chargement, etc.) sont présentées dans le détail. La carte digitale devrait être en ligne en septembre 2010.
| 11/06/2010 | Stijn Phlix